24 images, c’est le nombre nécessaire d’images par seconde pour obtenir une animation. J’ai voulu travailler ici le séquençage d’une image. J’ai choisi de représenter une pierre qui tourne au fil des pages. Afin de lui donner du relief, une lumière vient de la gauche et fait briller les minéraux qui la composent. Pour représenter la pierre, j’ai découpé de façon instinctive quatre pochoirs différents. Ils ont été arrangés de façon différente. Le remplissage s’est fait à l’aide d’une éponge et d’un tissu épais de coton. Le but était d’avoir un côté plus foncé et d’une matière différente pour donner l’impression d’un volume. Le tissu, plié de différentes manières, permet de donner du relief à la pierre. Grâce à ces procédés, chaque page est unique. Après une série d’expérimentation visant à étudier les réactions des papiers avec la colle qui fixe les paillettes d’aluminium, j’ai finalement fait le choix de n’utiliser que du papier mat. Les jeux de lumière, de dissimulation et d’apparition que cela permet sont fantastiques. Au toucher, le papier est doux et contraste avec la porosité des paillettes et de l’encre. Cet objet est manipulable en tout sens et offre de nouvelles images à chaque lecture.
La lecture de cette édition se fait sur un fond sonore : « Intro Dub » de Sumac Dub. L’introduction de cette musique évoque le monde minéral. Le début de la phase principale correspond à la fin de la manipulation du carnet et invite au mouvement, et non plus à la contemplation.